Commandes publiques
MÉMOIRE D’ÉCRITURES
1988 GRENOBLE : "Trois stèles, pour une histoire imaginaire de l'écriture", D.I.T.G. de Grenoble, Concours du Ministère des Finances. Architectes: E. Girard et L. Israël, Grenoble, Grand-Place.
PIERRES D’ÉCLIPSE
1999 MARNE-LA-VALLEE : "Pierres d'éclipse". Groupe scolaire Montévrain : sculpture béton, 72 pièces de béton sculpté : 6 lignes de 7,30 m. de hauteur sur paroi semi cylindrique (6,5 m. de développement) recouverte de cuivre pré-oxydé. Architecte Jacques Dubois. Maître d'ouvrage Épamarne.
Papier : Estampages
EMPREINTES
GRANDS CALENDRIERS
Papier : Monotypes
TALISMANS

A lire à propos de cette série :
Du béton au papier (par PM Debiasi)
Peinture Figures
Le travail sur la figuration constitue un axe important des recherches de P.-M. de Biasi en arts plastiques, notamment dans les domaines de la sculpture, de la photo et de la vidéo, où la représentation du réel et du corps occupe une place de premier plan. Dans le domaine spécifique de la peinture, en revanche, seules quelques séries d’œuvres en deux dimensions explorent cette question à travers des propositions qui portent sur des objets assez singuliers, proches d’un imaginaire scientifique et cosmologique (chimie, physique des particules, astrophysique) ou d’une rêverie érotique. Dans l’espace des représentations qui relèvent des sciences de la nature, la série « Sphères » est consacrée à la figuration de l’infiniment petit et de l’infiniment grand, dans une sorte de voyage à travers des paysages entièrement habités par la forme idéale de la sphère, enfermant le maximum de volume sous le minimum de surface. Sous un rapport plus directement référentiel, la série « Interféromètres » est centrée sur les outils scientifiques d’exploration du cosmos, les sites de radio télescopes qui sondent aujourd’hui les zones spatio-temporelles les plus reculées de l’univers. Dans l’espace de la représentation érotique, trois ensembles de travaux portent sur la figuration du corps désirant : la série « Comics », plutôt ironique, liée à un travail sur les formes de la bande dessinée, la série « Femmes », plutôt sérieuse, fondée sur le principe du petit format et de « l’icône », et la série « Ovide » articulée au texte de l’Art d’aimer qui se trouve mis en scène plastiquement par un travail sur feuille de plomb combinant figuration et inscription.
COMICS
FEMMES
INTERFÉROMÈTRE
Liée primitivement à une commande du ministère de la recherche, cette série, consacrée à l’évocation des grands radio télescopes mis en place depuis les années 1980, et notamment à l’interféromètre européen du plateau de Bures, cherche à matérialiser la question que pose ces nouveaux outils d’investigation : qu’est-ce qu’un dispositif qui permet de voir les confins de l’univers? qu’est-ce qu’ouvrir notre perception du cosmos à la perception de ses limites? Que veut dire l’infiniment loin dans l’espace s’il coïncide avec l’infiniment loin dans le temps, au plus près de cette limite du big bang en deçà duquel le temps ni le réel ne s’étaient pas encore déployés?
LETTRES HébraïqueS
OVIDE L'art d'aimer
L'Art d'aimer d'Ovide est un des plus beaux textes érotiques de l'Antiquité païenne. Antérieur aux tabous de l'âge chrétien, il nous parle d'une culture du plaisir en des termes très différents des culpabilités héritées du monothéisme.
SPHÈRES
Cette série, liée originairement à une réflexion sur les phosphènes et les images rémanentes, a pris naissance et s’est développée à Paris et à New-York lors de plusieurs longs séjours au cours desquels le peintre, pendant trois ans, a travaillé presque exclusivement sur l’image de la sphère dans les espaces vides de la matière ou du cosmos. Réalisés à la peinture acrylique sur toile tendue non enduite, ces tableaux, de moyenne ou grande dimensions, explorent l’imaginaire de paysages infiniment grands, à l’échelle d’objets stellaires et de conflits entre systèmes, ou au contraire la figuration de panoramas infiniment petits, à l’échelle des micro particules qui structurent le cœur de la matière. Plusieurs expositions de ces œuvres ont été organisées à la galerie «Art contemporain» des frères Donguy. Une journée de performances «Sphères-Sphères» y a également été consacrée à cette thématique avec l’intervention d’artistes plasticiens, poètes, philosophes, musiciens, performers et danseurs du living theater.
Peinture Signes
Le travail sur l’inscription du signe dans l’espace est un des axes majeurs des recherches de P.-M. de Biasi en arts plastiques. En peinture, plusieurs séries d’œuvres en deux dimensions, depuis 1976, explorent cette question à travers des propositions qui vont de l’inscription de la lettre ou des mots – l’écriture dans la peinture – à l’élaboration de codes plastiques spécifiques dont les alphabets et les dispositifs géométriques se retrouvent dans certains travaux développés avec d’autres techniques : installations, vidéos, sculptures et réalisations monumentales pour la commande publique. Les signes plastiques et la syntaxe de leur disposition dans l’espace s’articulent souvent à l’encodage d’un véritable message écrit (poétique ou narratif) qui dicte sa logique sémantique à la répartition des tracés, mais selon un protocole crypté qui rend le sens indéchiffrable. Condamné à ne pas pouvoir interpréter la signification lisible du message, le regardeur est invité à une conversion du regard qui le porterait à entrer dans la dimension strictement visible du signe : cette part strictement plastique de la forme graphique qui reste en deçà de toute lecture.
CARTES DU CIEL
Se représenter la dispersion et les amas locaux dans l’espace, imaginer ce que pourrait être le balisage d’un espace si infiniment grand que sa substance s’infléchirait en structure temporelle : c’est à cette rêverie non euclidienne qu’est consacrée la série «Cartes». Toile de lin ou de coton non enduite, peinture acrylique blanche, beige ou grise, pierre noire, encre de chine : la topographie de chaque «carte» est initialement formée sur le réseau, des plis, marques, froissures et courbures que la toile du drap à gardé des corps qui s’y sont enlacés.
CODEX
Entre le rouleau archaïque et l'écran contemporain, le support universel des écritures a pris définitivement la forme du «liber quadratus» à partir du IVe siècle de notre ère. La série «Codex» cherche à représenter ce nouveau volume de l'écriture dans sa matérialité : un livre ouvert sur une double page de texte, l'épaisseur des folios de part et d'autre, le ductus du scribe, l'alignement des signes.
DISQUES
La série «Disques» est consacrée à la représentation, dans l'espace du tableau, d'une forme souvent présente dans d'autres séries : le tondo, surface à la fois totalisante, archaïque et cosmique. Réalisés à l'acrylique sur une toile non enduite chargée de pigments secs, les disques sont conçus comme des mandalas en négatif : un espace de projection et de méditation symbolisé par l'image nocturne d'un astre qui s'efface ou d'une stèle absente.
FLUX
Les oeuvres de la série «Flux» étudient le rapport entre la fixité induite par l'inscription du signe et la représentation abstraite du mouvement. A mi-chemin du texte plastique qui laisse entrevoir son dispositif linéaire et d'une cartographie qui enregistre des circuits et des parcours entre les amas de signes, ces oeuvres, sur toile non enduite ou sur papier, développent une recherche sur le dynamisme de la flèche.
GRILLES
La série «Grilles», dont les premiers travaux ont été exposés en Allemagne (Cologne 1977, Aix la Chapelle 1978, Dusseldörf 1979, Franfort 1980) repose sur le présupposé d'une trame orthogonale et de signes gravés au stylet dans la matière fluide d'une fine couche d'enduit répandu à la main sur une toile tendue. L'oeuvre décline en couleurs ou en monochrome une géométrie du texte plastique qui entre en dialogue avec l'esprit des «Carrés magiques» de Paul Klee.
INDECHIFFRABLES
Proche des travaux en relief de la série «Empire du signe» et des oeuvres en deux dimensions de la série «Grilles», les «Indéchiffrables» se présentent comme des textes plastiques réalisés sur toile tendue. Ils mettent en scène le principe de cryptage qui vise à faire de l'inscription l'objet d'une relation purement visuelle, où l'oeil se trouve confronté à une opacité définitive du signe, mais aussi à une nouvelle liberté -désormais plastique- de ses effets de signification.
PALIMPSESTES
La série "Palimpsestes" proposent une réflexion sur l’étagement des campagnes de tracés qui s’accumulent dans l’épaisseur d’un même support : une feuille de plomb sur laquelle plusieurs couches fines d’enduits ont enregistré successivement différentes graphies, dans l’esprit des écritures nerveuses de C.Y. Twombly. Léger brouillage des lignes qui se superposent en effaçant imparfaitement les tracés antérieurs, mémoire des traces anciennes qui persistent sous la forme nouvelle : il est question ici de la quatrième dimension du signe, le temps, qui articule le dialogue entre passé et actuel, trace et tracé. Expositions: New-York 1994, Paris 1995, Rostock 1997.
VOYELLES
A, E, I O, U. En hommage décalé à la «Lettre du Voyant» où Rimbaud faisait de la couleur des voyelles un des secrets de sa parole poétique, cette série choisit l'environnement monochrome pour mettre en scène la forme géométrale des cinq lettres vocaliques de notre alphabet. Expositions : Cologne 1977, Paris 1995.
Photopeinture
LANTERNES MAGIQUES
TRIPTYQUE
VOLUPTAS
Relief
EMPREINTES “Dallettes de la villa d’été de la princesse Q”
L’EMPIRE DU SIGNE
STRIES
C’est au retour de son second voyage à Nara (Japon), en 2002, que P.-M. de Biasi a commencé à travailler aux premiers éléments d’un vaste ensemble d’œuvres non figuratives intitulées « Stries ». Le principe de cette série repose sur trois présupposés : une matière minérale, le monochrome, un geste qui griffe la matière en lui imprimant horizontalement réseau serré de stries parallèles. Un support de bois de 45 x 45 cm., cerclé de plomb et préparé avec une puissante résine d’accroche, est recouvert d’une couche plus ou moins épaisse de matière minérale fluide naturellement colorée dans la masse par ses composants : un mortier de sable blanc très fin (Fontainebleau) et de ciment (brun, gris ou blanc). Lorsque ce mortier commence à entrer en prise, l’artiste, en un seul geste, griffe d’un bord à l’autre, la surface de la pièce à l’aide d’un peigne à dents d’acier confectionné pour ce travail. Ce geste qui ne tolère aucune reprise et qui doit être réalisé d’un seul mouvement, est associé à une unité de souffle. C’est l’énergie d’un instant qui s’y inscrit. Après séchage, la surface de matière striée est légèrement polie. L’aspect monochrome définitif de chaque pièce résulte de la coloration initiale du mortier, ou d’une coloration finale réalisée avec des pigments, de l’encre ou de la cire. Les valeurs monochromes des pièces varient du noir au blanc en passant par une gamme très étendue de gris, beige, brun et terre. Cette série « Stries » repose sur l’idée de la trace, sur l’inscription d’un geste lié au souffle, dans un esprit minimaliste proche des matières très spiritualisées que l’on rencontre dans l’esthétique sacrée au Japon. Ces surfaces striées ne désignent qu’elles-mêmes. Propres à se métamorphoser avec les lumières qui creusent ou abolissent les ombres des sillons, ces surfaces à légers reliefs sont aussi des profondeurs qui peuvent évoquer, comme les pierres de rêve, paysages abstraits, vestiges ou tracés d’écritures, ou valoir comme simples métaphores abstraites du réel.
SYMBOLISATIONS PLASTIQUES
TABLES D’ÉCRITURES
VESTIGES
Sculptures Figures
OBJETS BLANCS

A lire à propos de cette série :
Objets blancs : Entretien avec Katell Guillou
POUPÉES
PRINCESSE Q
TÊTES DE SOUFFRANCE
TÊTES PLATES
Sculptures Signes
PIERRES D’ÉCLIPSE 2

A lire à propos de cette série :
Du béton au papier (par PM Debiasi)
Vidéo
Flaubert : L'inassouvissable
Film d'artiste, 30 minutes. Réal. P.M. de Biasi et Ph. Puicouyoul., avec la participation d'Estelle Vincent. Première diffusion Beaubourg, Centre Pompidou, 22 janvier 2002.